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https://youtu.be/l7Q-ufm48VE
15 de julio de 1099. Frente a Jerusalén, un ejército que llevaba tres años caminando, matando, muriendo y discutiendo entre sí arrastra torres de asedio hasta la muralla. No estamos hablando de una fuerza invencible. Al llegar aquí, quizá solo quedaban unos 12.000 infantes y entre 1.200 y 1.500 jinetes. Sin agua suficiente. Sin comida de sobra. Sin ninguna garantía de sobrevivir al día siguiente. Y aun así, en cuestión de horas, van a abrir una brecha en la ciudad más deseada de la cristiandad latina. (pausa) La pregunta no es solo cómo tomaron Jerusalén. La pregunta es: ¿cómo demonios llegaron vivos hasta ella? Y lo más increíble es que la respuesta no empieza en Tierra Santa, sino en un sermón, un juramento incómodo… y pasa por una cadena de traiciones que casi lo arruina todo.
Para entenderlo, hay que volver un momento atrás. A finales del siglo XI, Europa occidental estaba llena de violencia, energía y fervor religioso; al mismo tiempo, el Imperio bizantino acababa de recibir golpes durísimos en Anatolia, sobre todo después de Manzikert en 1071, y el emperador Alejo I Comneno pidió ayuda a Occidente contra los turcos selyúcidas.
En ese contexto, el papa Urbano II convocó el Concilio de Clermont en noviembre de 1095. Allí ofreció indulgencia a quienes fueran a combatir en Oriente. Un detalle importante: no conservamos el texto exacto del sermón; dependemos de crónicas posteriores, entre ellas la de Fulquerio de Chartres.
Pero lo primero que se puso en marcha no fue un ejército disciplinado de élite. Fue algo mucho más caótico. Mucho más incontrolable. Antes de que salieran los grandes nobles, se lanzó la llamada “Cruzada Popular”. Bandas mal organizadas de campesinos y caballeros menores, animadas por predicadores como Pedro el Ermitaño, avanzaron por Europa como una ola de fervor sin mando real.
En el camino, otros grupos vinculados a ese estallido cruzado perpetraron pogromos contra comunidades judías en ciudades del Rin como Speyer, Worms, Mainz y Colonia. Algunas autoridades eclesiásticas intentaron protegerlas. A veces funcionó. Muchas veces no.
Llegaron a Constantinopla tras causar disturbios en Hungría y Bulgaria. El emperador bizantino les pidió que esperaran al grueso de la expedición. No esperaron. El 6 de agosto de 1096 fueron cruzados al otro lado del Bósforo y, poco después, en Ciboto/Civetot, el contingente fue prácticamente aniquilado por los turcos mientras Pedro estaba en Constantinopla pidiendo ayuda.
Luego sí llegó la expedición “seria”. No fue una cruzada de reyes. Ningún rey participó. Los grandes nombres fueron Godofredo de Bouillón, Bohemundo de Tarento, Raimundo de Toulouse y Roberto de Flandes, entre otros. Cuando estas fuerzas convergieron cerca de Constantinopla, quizá reunían unos 4.000 caballeros montados y 25.000 infantes. Alejo I los vio llegar y debió de pensar dos cosas a la vez: “por fin ayuda”… y “esto puede destruirme”.

Les exigió jurar que devolverían al Imperio los territorios antiguamente bizantinos que reconquistaran. Algunos aceptaron de mala gana. Ese juramento parecía un trámite. Más adelante se convertiría en dinamita.
Y entonces, por fin, la expedición empezó a moverse como una sola bestia. Lentamente. Crujiendo. Hacia Anatolia. Hacia el calor. Hacia la sed. Hacia el punto donde la cruzada dejaba de ser un discurso y se convertía en supervivencia pura.

A finales de mayo de 1097, los cruzados llegaron a Nicea, capital del sultanato turco en Anatolia. La ciudad cayó el 19 de junio, pero no como muchos de ellos esperaban: se rindió a los bizantinos. Eso significaba una cosa muy concreta. No habría gran saqueo. Muchos cruzados sintieron que habían luchado para que otro cobrara la recompensa. Primera victoria. Primera gran frustración.
Pocos días después salieron hacia el interior. Y Anatolia los recibió como una trampa abierta: montañas, llanuras secas, calor, polvo, flechas. En Dorilea, el 1 de julio de 1097, los turcos golpearon la vanguardia con su táctica favorita: caballería móvil y lluvia de proyectiles. Los cruzados resistieron el tiempo suficiente para que llegara el resto del ejército, y aquello acabó en victoria. En Dorilea descubrieron algo decisivo: separados podían morir; juntos, todavía tenían opciones.

El avance siguió siendo brutal. Hubo bajas en el camino, especialmente al cruzar regiones montañosas. Y, en medio de esa marcha, un nombre empezó a apartarse del resto: Balduino, hermano de Godofredo, se desvió hacia la política armenia y terminó convertido en señor de Edesa, el primer estado cruzado. O sea: antes de llegar a Jerusalén, la expedición ya estaba cambiando el mapa. Y también empezaba a cambiar de naturaleza. Ya no era solo una peregrinación armada. Era conquista.

Luego apareció Antioquía. Una de las grandes ciudades del Levante. Amurallada. Gigantesca. Con más de 400 torres. Los cruzados llegaron el 20 de octubre de 1097 y la rodearon como pudieron. “Como pudieron” es la clave: no tenían hombres suficientes para cerrarla del todo, así que la ciudad seguía respirando mientras ellos se consumían fuera. Hambre. Enfermedad. Deserciones. Caballos muertos. Hombres reducidos a pellejo y fiebre. Y aun así, insistieron. Pero había un problema que nadie había previsto: si conseguían entrar, quizá no podrían salir jamás.
La situación en Antioquía llegó a ser tan desesperada que algunos desertaron. Incluso Pedro el Ermitaño intentó marcharse y fue devuelto al campamento. Esteban de Blois también abandonó, convencido de que aquello estaba perdido. Y aquí entra una de las ironías más brutales de toda la cruzada: de regreso, Esteban se cruzó con Alejo I, que venía con una fuerza de auxilio bizantina, y lo convenció de que Antioquía era indefendible. Alejo se dio la vuelta. Cuando los cruzados supieron que el emperador había regresado a Constantinopla, muchos sintieron que ya no le debían nada. El juramento empezó a romperse por dentro.
Entonces Bohemundo movió ficha. Había contactado con un comandante descontento dentro de la ciudad. Y la noche del 3 de junio de 1098, ese contacto abrió el camino. Los hombres de Bohemundo treparon por la muralla, entraron y Antioquía cayó. Bueno… casi. Porque la ciudad cayó, sí, pero la ciudadela resistió.

Y casi de inmediato apareció Kerbogha de Mosul con un ejército de socorro. Así que los cruzados pasaron, en cuestión de horas, de ser sitiadores a ser sitiados. Habían ganado Antioquía… para quedar atrapados dentro. [Secuencia nocturna de traición y escalada
Hambre otra vez. Miedo otra vez. Discusiones otra vez. En ese momento apareció uno de los episodios más famosos y más discutidos de la cruzada: la supuesta Santa Lanza, hallada por un clérigo provenzal bajo la catedral de San Pedro. Para algunos fue un milagro. Para otros, una maniobra desesperada para sostener la moral. Lo importante no es solo si era auténtica. Lo importante es que funcionó. El 28 de junio de 1098, los cruzados salieron de Antioquía y atacaron. El ejército de Kerbogha, mal cohesionando y con lealtades frágiles, empezó a deshacerse. Huyó. Antioquía quedaba asegurada.
Pero la victoria no curó nada. Una epidemia mató a muchos, incluido Adhémar de Le Puy, el legado papal y principal referencia espiritual de la expedición. Y después volvió la pelea por el botín político. Bohemundo quería Antioquía para sí. Raimundo insistía en devolverla a Bizancio.
La cruzada estuvo parada meses mientras sus jefes discutían como si Jerusalén no existiera. Al final, según las crónicas, fue la presión de la tropa la que forzó la marcha. Los de abajo querían cumplir el voto. Los de arriba querían repartirse el mundo. Cualquiera pensaría que ese era el final. No lo fue. Lo más extraño estaba todavía por delante.
El 13 de enero de 1099, por fin, la expedición retomó su camino hacia Jerusalén. Y aquí hay un giro que mucha gente no conoce: cuando los cruzados encararon el último tramo, Jerusalén ya no estaba en manos selyúcidas, sino fatimíes, porque los fatimíes de Egipto la habían ocupado en agosto de 1098. Es decir, el enemigo con el que terminan enfrentándose no es exactamente el mismo que desencadenó la llamada original. La cruzada había atravesado un tablero político en movimiento, y aun así seguía avanzando como una flecha disparada hacía años.
Cuando el ejército llegó ante Jerusalén el 7 de junio de 1099, estaba muy reducido. Hablamos otra vez de unos 12.000 infantes y apenas 1.200-1.500 jinetes. Delante tenían una ciudad preparada para resistir hasta la llegada de un ejército egipcio. Detrás, nada. No podían permitirse un asedio largo como el de Antioquía. No tenían suficientes hombres para bloquear la ciudad por completo. No tenían alimentos de sobra. No tenían tiempo. Y, lo más desesperante de todo, no tenían agua suficiente en un paisaje seco y hostil.
La primera acometida fracasó. Era demasiado pronto. Demasiado improvisada. Así que los cruzados hicieron lo único que podían hacer: transformar la fe en ingeniería. Esperaron suministros; seis barcos llegaron a Jaffa y lograron descargar antes de que el puerto quedara bloqueado, y con ese apoyo prepararon máquinas de asedio.
El 8 de julio ordenaron un ayuno general y una procesión alrededor de la ciudad. Desde las murallas, los defensores se burlaban. Abajo, en el polvo, avanzaban sacerdotes, nobles, campesinos y veteranos hechos jirones, escuchando de nuevo a Pedro el Ermitaño. Rezaban, sí. Pero también serraban madera, levantaban torres, tensaban cuerdas y se preparaban para matar o morir.
El 13 y 14 de julio acercaron las torres a las murallas. Imagina la escena: calor, humo, hombres empujando estructuras gigantescas bajo proyectiles enemigos, escaleras golpeando piedra, gritos en latín, francés, provenzal, italiano. Imagina a Godofredo de Bouillón viendo por fin la posibilidad real de una brecha.

Y entonces llegó el momento. 15 de julio de 1099. Los hombres de Godofredo tomaron un sector de la muralla. Otros entraron por escalas. Se abrió una puerta. Tancredo y Raimundo penetraron también en la ciudad. El gobernador fatimí se rindió en la Torre de David. Jerusalén había caído.
Jerusalén no cayó porque la cruzada fuese una máquina perfecta. Cayó porque sobrevivió al caos, porque sus enemigos estaban divididos, porque Bizancio la sostuvo al principio, porque Bohemundo traicionó cuando le convenía, porque Kerbogha no logró mantener unido su ejército, y porque miles de hombres siguieron avanzando cuando cualquier cálculo racional invitaba a volver a casa.
Pero el clímax militar vino acompañado de horror. Tras la toma de la ciudad hubo una matanza general de habitantes musulmanes y judíos. Las crónicas medievales la relataron con una mezcla de fervor religioso y violencia extrema. La famosa imagen de la sangre corriendo hasta los tobillos o más arriba pertenece a ese lenguaje cronístico; hoy varios historiadores consideran esa literalidad una exageración, aunque no discuten la realidad del massacre.
aun así, la historia no acabó ese día. Pocas semanas después, una fuerza egipcia de socorro fue derrotada en Ascalón, lo que aseguró la ocupación cruzada de Palestina.

Después, la mayoría de los cruzados se marchó a casa. Habían cumplido el voto. Los que se quedaron tuvieron que convertir un milagro militar en un sistema político. Godofredo fue elegido gobernante con el título de Defensor del Santo Sepulcro. Poco después, su hermano Balduino acabaría siendo rey. Y así nacieron los estados cruzados en Oriente: Edesa, Antioquía y el reino de Jerusalén.
La Primera Cruzada sigue fascinando porque lo contiene todo: fe, ambición, miedo, oportunismo, resistencia física, propaganda, hambre, gloria y barbarie. Fue una peregrinación armada, sí, pero también una conquista. Fue una empresa religiosa, sí, pero también política. Y quizá por eso resulta tan incómodamente humana. Y si quieres ver qué pasó después con ese frágil reino nacido entre cenizas —y por qué el choque entre cruzados, bizantinos y potencias musulmanas solo acababa de empezar—, esa siguiente parte es todavía más salvaje.
Fuentes históricas principales consultadas:
Encyclopaedia Britannica, entradas sobre First Crusade, Council of Clermont, Preparations for the Crusade, The First Crusade and the establishment of the Latin states y Siege of Antioch.
Internet Medieval Sourcebook (Fordham University), versiones y contexto del sermón de Urbano II y extractos de Fulquerio de Chartres.
Thomas F. Madden, “Rivers of Blood: An Analysis of One Aspect of the Crusader Conquest of Jerusalem in 1099”, para la cautela historiográfica sobre la literalidad de ciertas crónicas del saqueo de Jerusalén.
World History Encyclopedia, síntesis sobre la captura de Jerusalén y la derrota del ejército de socorro egipcio semanas después.
Según la mitología japonesa, el origen de Japón se relata en el Kojiki y el Nihon Shoki, dos de los textos más antiguos de la historia japonesa.
los primeros dioses que aparecieron son conocidos como los "Kotoamatsukami". El término "Kotoamatsukami" se puede desglosar de la siguiente manera:\n\n- "Koto" (事) puede significar "asunto" o "cosa".\n- "Ama" (天) significa "cielo".\n- "Tsukami" (神) significa "dios" o "deidad".\n\nPor lo tanto, "Kotoamatsukami" se puede interpretar como "deidades celestiales de los asuntos" o "dioses celestiales primordiales". Estos dioses son:
Estos dioses son considerados invisibles y no tienen forma física, y no participan directamente en las historias mitológicas posteriores.
Después de ellos, aparecen otros dioses conocidos como los "Kamiyonanayo", que incluyen a Izanagi e Izanami, quienes desempeñan un papel más activo en la creación de las islas japonesas y de muchos de los kami (dioses) del sintoísmo.
Los nombres de Izanagi e Izanami tienen significados profundos en el contexto de la mitología japonesa:
Estos nombres reflejan su papel en la mitología como los dioses que invitan a la creación y dan forma al mundo.
La historia comienza cuando los dioses primordiales encargan a Izanagi e Izanami la tarea de crear tierra firme. Para ello, les entregan una lanza celestial llamada Ame-no-nuboko. Izanagi e Izanami se sitúan en el puente celestial, Amanoukihashi, y desde allí sumergen la lanza en el océano primordial. Al levantar la lanza, las gotas que caen de su punta forman la primera isla, Onogoro.
Aunque Onogoro es una isla mitológica, se ha especulado sobre su posible relación con una isla real. Algunos estudiosos y tradiciones locales han asociado Onogoro con la isla de Awaji, ubicada en el mar interior de Seto, entre las islas de Honshu y Shikoku. Awaji tiene una rica historia y es mencionada en varios textos antiguos, lo que ha llevado a esta asociación. Sin embargo, es importante recordar que Onogoro es principalmente un concepto mitológico y su identificación con una isla real es más una interpretación cultural que una certeza histórica.
Izanagi e Izanami descendieron del puente de los cielos e hicieron su casa en la isla. Ya que deseaban unirse construyeron un pilar llamado Amenomihashira y alrededor de él levantaron un palacio). Izanagi e Izanami giraron alrededor del pilar en direcciones opuestas y cuando se encontraron, Izanami, la deidad femenina, habló primero con un saludo. Izanagi pensó que esta no era la manera apropiada, sin embargo se unieron de todos modos. Tuvieron dos hijos, Hiruko (infante del agua) y Awashima (isla de burbujas) pero fueron mal hechos y no se consideraron dioses.Pusieron a los niños en un bote y los embarcaron al mar.
Entonces les pidieron a los otros dioses una respuesta sobre lo que hicieron mal. Ellos respondieron que el dios masculino debió haber iniciado la conversación durante la "Ceremonia de Unión". Así que Izanagi e Izanami se dirigieron alrededor del pilar una vez más, y esta vez, cuando se encontraron, Izanagi habló primero y su matrimonio fue exitoso.
Al darse cuenta de su error, Izanagi e Izanami repiten el ritual correctamente, con Izanagi hablando primero. Esta vez, tienen éxito y comienzan a dar a luz a la mayor parte de las islas de Japón y a numerosos kami o dioses. Así, el mito refleja la importancia de seguir los rituales y las tradiciones adecuadamente para obtener resultados favorables.
Sin embargo no crean todas las islas. No están ni Hokkaidō, ni Chishima, ni Okinawa , que no fueron parte de Japón en los tiempos antiguos.
De su unión nacen varias islas, que conforman el archipiélago japonés, y numerosos kami. Sin embargo, el nacimiento del dios del fuego, Kagutsuchi, causa la muerte de Izanami, lo que lleva a Izanagi a emprender un viaje al inframundo para intentar recuperarla.
Izanami muere al dar a luz al dios del fuego, Kagutsuchi, debido a las quemaduras que sufre durante el parto. Este evento trágico marca un punto crucial en la narrativa, ya que Izanagi enfurecido decide asesinarlo con una espada, pero de su sangre y cuerpo, logran nacer más Kamis. Después Izanami emprende un viaje al inframundo, Yomi, en un intento de recuperar a su esposa.
El Yomi es un reino oscuro y silencioso, no es un lugar de castigo o recompensa, sino simplemente un lugar donde los muertos existen en un estado de sombra. donde las almas de los muertos residen sin posibilidad de retorno, y su existencia refleja la visión sintoísta de la muerte como una parte natural del ciclo de la vida.

Al llegar al inframundo, Izanagi encuentra a Izanami,En un principio Izanagi no pudo verla por completo debido a que las sombras ocultaban su apariencia. Sin embargo él le pidió a ella que regresara con él. Izanami le escupió, indicándole a Izanagi que ya era demasiado tarde. Ella ya había probado el alimento del inframundo y ahora ya era una con la tierra de los muertos. Ella no podría regresar más a la vida.
Izanagi se quedó impactado por estas noticias, pero aun así renunció a ceder ante los deseos de Izanami de quedarse en la oscuridad de Yomi. Izanami aceptó volver al mundo superior, pero antes le pidió a Izanagi que le dejara tiempo para dormir y que no entrara en su dormitorio. Mientras que Izanami dormía, él tomó el peine que sostenía su largo cabello y lo encendió como una antorcha. Bajo la repentina explosión de luz, él vio la horrible forma actual de la una vez hermosa y agraciada Izanami. Ahora ella era una forma de carne en descomposición con gusanos y criaturas asquerosas que se deslizaban sobre su cuerpo destrozado.
Izanami se despertó llorando indignada y lo persiguió. Al huir, Shikomes salvajes (mujeres asquerosas) también persiguieron al asustado Izanagi, guiadas por Izanami para atraparlo. Pensando rápidamente, Izanagi primero lanzó su gorro, el cual se convirtió en un racimo de uvas negras. Las shikome tropezaron con éstas pero continuaron su búsqueda. Después, Izanagi lanzó su peine, que se convirtió en un grupo de brotes de bambú. Ahora eran las criaturas de Yomi quienes comenzaron a perseguirlo, pero Izanagi orinó en un árbol, creando un gran río que aumentó su aplomo. Desafortunadamente, todavía persiguieron a Izanagi, forzándolo a lanzar melocotones sobre ellos. Él sabía que esto no los retrasaría por mucho tiempo, pero él ya estaba casi libre, porque los límites de Yomi ahora estaban más cerca.

Durante su escape, Izanagi bloquea la entrada al inframundo con una gran roca, separando para siempre el mundo de los vivos del mundo de los muertos.
Este acto simboliza la separación definitiva entre la vida y la muerte. Antes de partir, Izanami le promete a Izanagi que matará a mil personas cada día como venganza por su abandono, a lo que Izanagi responde que él hará que nazcan mil quinientas personas cada día. Este intercambio se interpreta como una explicación mitológica del ciclo de la vida y la muerte.
Después de su regreso del inframundo, Izanagi realiza un ritual de purificación en el río, durante el cual nacen varios dioses importantes, incluyendo Amaterasu, la diosa del sol, Tsukuyomi, el dios de la luna, y Susanoo, el dios de las tormentas y el mar. Estos dioses juegan papeles cruciales en la mitología japonesa y en la genealogía divina de los emperadores de Japón.
Este mito no solo explica la creación de Japón, sino que también establece el linaje divino de los emperadores japoneses, quienes se consideran descendientes directos de estos dioses.
Cuando pensamos en guerras civiles devastadoras, pocas veces se menciona la Rebelión Taiping. Sin embargo, se trata, probablemente, de la mayor guerra civil de la historia y uno de los conflictos más mortales, comparable incluso a la Primera Guerra Mundial en número de víctimas. Entre 1850 y 1864, la Rebelión Taiping segó entre 20 y 30 millones de vidas y transformó para siempre el destino de China. Su origen: un hombre convencido de ser el hermano menor de Jesucristo.
Hong Xiuquan nació el 1 de enero de 1814 en una humilde granja de la provincia de Guangdong, históricamente conocida como Cantón. Desde muy joven demostró ser brillante, lo que llevó a sus padres a invertir en su educación con la esperanza de que ascendiera socialmente mediante los exámenes imperiales, el sistema tradicional que permitía acceder a cargos públicos en China. No obstante, estos exámenes eran extremadamente duros, con una tasa de aprobados de entre el 1% y el 5% en los exámenes secundarios.
A pesar de sus capacidades, Hong falló repetidamente en los exámenes imperiales. Tras su tercer fracaso en 1837 sufrió una crisis nerviosa: postrado en cama con fiebre alta, experimentó un delirio que marcaría el resto de su vida. En su visión, se encontró en el cielo con un padre celestial, una madre, un hermano mayor (Jesucristo), una cuñada, esposa e hijo. El padre celestial le entregó una espada y un sello, encargándole la misión de librar al mundo de demonios junto a Cristo. Incluso vio a Confucio siendo castigado por desviar a China del camino correcto.
La conclusión de Hong fue clara: debía limpiar China de la corrupción manchú, devolver el poder a los Han (grupo étnico mayoritario chino), restaurar la fe en el emperador legítimo y en las creencias originales chinas. Convencido de su misión divina, comenzó a predicar una interpretación propia del cristianismo y fundó junto a Feng Yunshan la Sociedad de Adoradores de Dios.
La Sociedad de Adoradores de Dios no era solo un movimiento religioso: también abordaba las duras condiciones de vida de campesinos, mineros y trabajadores. Hong promovía la propiedad compartida y reformas sociales radicales, propuestas que calaron hondo entre los más desfavorecidos.
Un factor clave para el crecimiento del movimiento fue el hecho de que la dinastía gobernante, los Qing, era manchú y no Han. Los Qing habían tomado el poder en 1644 tras el colapso Ming y establecieron un imperio multiétnico que incluía Mongolia, Tíbet, Xinjiang y Taiwán. Aunque inicialmente próspero, el imperio Qing sufrió con el tiempo problemas de corrupción, explosión demográfica y crisis económicas. Bajo este contexto, la promesa del “Reino Celestial” resultaba irresistible para millones.
En pocos años, la Sociedad pasó de unos pocos miles a más de un millón de seguidores armados y disciplinados. Entre 1849 y 1850, una gran hambruna asoló el sur del país. Las autoridades Qing comenzaron a perseguir al creciente movimiento Taiping y en 1850 estalló formalmente la rebelión en Guangxi.
En enero de 1851, Hong Xiuquan se autoproclamó “Rey Celestial” del Reino Celestial de la Gran Paz (Taiping Tianguo). El ejército Taiping ganó su primera gran batalla en Jintian ese mismo año y comenzó una imparable campaña hacia el norte.
Vestidos con chaquetas rojas, pantalones azules y cabello largo, los taiping conquistaron rápidamente grandes territorios del sureste chino. A mediados de 1853 ya habían capturado las ciudades clave de Anqing, Wuchang y Nanjing. Esta última fue declarada “Capital Celestial” (Tianjing) y rebautizada como tal.
En Nanjing, los taiping masacraron a la población manchú local, dejando claro que la rebelión tenía no solo un componente religioso sino también étnico (Han contra Manchúes).
Desde Nanjing lanzaron expediciones al norte (fallida en su intento de tomar Beijing) y al oeste (más exitosa). La guerra fue inicialmente favorable a los Taiping gracias a la desorganización Qing.
Sin embargo, tras establecerse en Nanjing, Hong Xiuquan se alejó del gobierno directo y se volcó en lujos y proclamaciones religiosas. Esto generó graves conflictos internos: Yang Xiuqing (el rey del Este) comenzó a cuestionar las políticas de Hong; este respondió con una purga brutal (el incidente de Tianjin en 1856), en la que Yang y mil seguidores fueron asesinados. Luego ejecutó también a Wei Changhui; otro comandante clave, Shi Dakai, huyó con sus tropas ante el temor por su vida.
Estas divisiones debilitaron mucho a los Taiping. Para 1859 los Qing ya rodeaban Nanjing. Parecía el fin hasta que apareció Li Xiucheng (“rey leal”), quien burló el asedio fingiendo un ataque masivo a Hangzhou usando estandartes Taiping para simular un ejército mucho mayor. Los Qing retiraron tropas para defender Hangzhou y Li aprovechó para atacar al resto del ejército Qing cerca de Nanjing. Esta victoria revitalizó temporalmente al movimiento Taiping.
En ese contexto internacional intervienen Reino Unido y Francia. Inicialmente simpatizaron con los Taiping por su retórica cristiana y por debilitar al imperio Qing. Sin embargo, tras la Segunda Guerra del Opio (1856-1860), las potencias occidentales consideraron preferible un gobierno estable y percibieron a los Taiping como poco fiables debido a sus excesos.
Así nace el “Ejército Siempre Victorioso”, una fuerza china dirigida por oficiales extranjeros como Charles Gordon (“Gordon el chino”), que resultó clave en la derrota taiping.
En 1861 los Taiping atacaron Shanghái (bajo influencia occidental), pero fueron derrotados tras duros combates en noviembre de 1862 pese a superioridad numérica.
Los Qing reorganizaron sus fuerzas con ejércitos provinciales descentralizados como el “Ejército Xiang” al mando de Zeng Guofan y su hermano Zeng Guoquan. En marzo de 1864 asediaron Nanjing con medio millón de soldados frente a unos 400.000 taiping.
Durante cinco meses se libró la brutal tercera batalla por Nanjing: cientos de miles murieron, incluyendo numerosos civiles. Hong Xiuquan murió el 1 de junio de 1864 (no está claro si por suicidio o enfermedad). Cuando Zeng Guofan finalmente tomó la ciudad se produjo otra masacre: cerca de 100.000 personas fueron asesinadas. El último líder militar taiping importante, Li Xiucheng (“rey leal”), fue capturado y ejecutado; lo mismo ocurrió unos meses después con el hijo de Hong Xiuquan. La resistencia residual taiping fue rápidamente sofocada.
La devastación fue absoluta: millones desplazados, ciudades destruidas, crisis humanitaria sin precedentes. Los Taiping introdujeron reformas importantes como la abolición del vendaje de pies y la promoción relativa de la igualdad de género (las mujeres podían servir en el ejército y ocupar puestos gubernamentales). Además, debilitaron seriamente al gobierno Qing, agotando sus recursos y contribuyendo a su caída definitiva en 1912.
La Rebelión Taiping inspiró movimientos revolucionarios posteriores; Mao Zedong llegó a considerarla un antecedente del comunismo chino. La despoblación del delta del Yangtsé llevó a una revalorización del trabajo sobre la tierra y favoreció cierto reparto forzoso de propiedades.
La Rebelión Taiping se inscribe dentro del llamado “siglo de humillación” chino (1839-1949), marcado por derrotas militares, invasiones extranjeras, pérdida territorial e imposición de tratados desiguales:
El Partido Comunista Chino considera que este periodo termina en 1949 con el establecimiento de la República Popular China.
La Rebelión Taiping es uno de los conflictos civiles más brutales e influyentes de la historia moderna; sin embargo, sigue siendo muy poco conocido fuera de Asia. Entenderla es clave para comprender tanto la historia moderna china como las raíces profundas del siglo XX oriental.
El 18 de febrero de 1861, Víctor Manuel II de Saboya se reunió en Turín con los diputados de todos los estados que reconocían su autoridad y el 17 de marzo asumió el título de rey de Italia por la gracia de Dios y la voluntad de la nación.
Las potencias europeas lo reconocieron, aunque esto violaba los tratados de Zúrich y Villafranca que le prohibían ser rey de toda Italia.
Poco después murió el conde Camillo Benso, el conde de Cavour, viendo su gran obra casi terminada. Al morir dijo: «Italia está hecha, ya todo está seguro».
Pero Italia no estaba totalmente unificada. Aún faltaban Roma, gobernada por el papa, y el Véneto, bajo control del Imperio austríaco.
El Véneto se unió a Italia en 1866. Tras la Tercera Guerra de Independencia Italiana y el Tratado de Viena, el Imperio Austrohúngaro cedió el Véneto al Reino de Italia. La anexión se formalizó después de un plebiscito celebrado en octubre de ese mismo año, donde la gran mayoría de la población votó a favor de la unión con Italia.
El 20 de septiembre de 1870, las tropas del Reino de Italia entraron en Roma a través de la Brecha de Porta Pia, poniendo fin al poder temporal del Papa sobre los Estados Pontificios. Este evento marcó la incorporación de Roma y el territorio pontificio al Reino de Italia, completando así el proceso de unificación italiana conocido como el Risorgimento.
A partir de ese momento, Roma fue proclamada capital de Italia en 1871. El Papa, sin embargo, no reconoció la anexión y se consideró "prisionero en el Vaticano" hasta la firma de los Pactos de Letrán en 1929.
Los Pactos de Letrán, firmados el 11 de febrero de 1929 entre el Reino de Italia y la Santa Sede (representada por el Papa Pío XI y el gobierno italiano encabezado por Benito Mussolini), resolvieron la llamada “Cuestión Romana” que existía desde 1870, cuando Italia anexó Roma y los Estados Pontificios.
Principales acuerdos de los Pactos de Letrán:
En resumen:
Los Pactos de Letrán pusieron fin al conflicto entre Italia y la Iglesia Católica, estableciendo la independencia del Vaticano y regulando las relaciones entre el Estado italiano y la Iglesia.
En ese momento la península itálica había concluído el proceso de unificación, llamado también Risorgimento. E Italia comenzaría a mirar hacia fuera, para crear ya no una nación, sino un imperio.
En 1869, la compañía italiana Rubattino había comprado el puerto de Assab para establecer una estación de carbón. Más tarde, el gobierno italiano adquirió este territorio.
En 1882, Italia declaró Assab como colonia oficial.
Aprovechando el debilitamiento del Imperio Otomano y la inestabilidad en Etiopía y Egipto, Italia expandió su control. En 1885, Italia ocupó Massawa, un puerto clave en la costa eritrea, desplazando la influencia egipcia y otomana.
Tras la ocupación de Massawa, Italia avanzó hacia el interior, enfrentando resistencia local y etíope.
El Tratado de Uccialli (1889) entre Italia y el emperador etíope Menelik II reconocía, según la interpretación italiana, un “protectorado” sobre Etiopía, lo que Etiopía nunca aceptó plenamente.
En 1890, Italia proclamó oficialmente la colonia de Eritrea.
También desde finales del siglo XIX Italia había establecido acuerdos y protectorados en lo que hoy en día es Somalia. La administración inicial fue indirecta, apoyándose en líderes locales y acuerdos.
Diversos clanes somalíes y movimientos religiosos, especialmente liderados por Mohamed Abdullah Hassan (Conocido como "El Mullah loco"), se opusieron a la ocupación europea.
El 5 de abril de 1908, el Parlamento italiano promulgó una ley fundamental para unir todas las partes del sur de Somalia en un área llamada "Somalia Italiana".
Siguió habiendo enfrentamientos armados y campañas militares intermitentes durante varias décadas.
Pero vayamos a Libia.
A inicios del siglo XX, el nacionalismo italiano y la búsqueda de colonias impulsaron al gobierno italiano a fijarse en Libia, que en ese momento era una provincia otomana (Tripolitania y Cirenaica). Italia buscaba expandir su imperio colonial y consideraba a Libia como un territorio estratégico y relativamente fácil de conquistar debido a la débil presencia militar otomana en la región.
Italia emitió un ultimátum al Imperio Otomano exigiendo la cesión de Libia. Ante la falta de respuesta satisfactoria, Italia declaró la guerra el 29 de septiembre de 1911. El 4 de octubre, las fuerzas italianas desembarcaron en Trípoli y otras ciudades costeras.
El Imperio Otomano tenía la mayor parte de sus tropas en Yemen, enfrentando revueltas locales. Por ello, solo contaba con fuerzas policiales en Libia. Muchos oficiales otomanos viajaron por su cuenta, a través de Egipto (bajo control británico), para unirse a la defensa local.
Los otomanos organizaron a los habitantes libios para resistir la invasión italiana, recurriendo a tácticas de guerrilla.
Italia tenía superioridad marítima, lo que le permitió bloquear puertos y bombardear posiciones otomanas. El Imperio Otomano no pudo enviar refuerzos significativos por mar.
Aunque Italia tuvo controlado la zona costera desde el principio, el control del interior fue mucho más difícil, pero se realizó a partir de la llegada de Benito Mussolini al poder en el año 1922, cuando comenzó la llamada pacificación.
El conflicto terminó con el Tratado de Lausana (no confundir con el tratado posterior de 1923), mediante el cual el Imperio Otomano cedió oficialmente el control de Trípoli y Cirenaica a Italia. Aunque Italia se comprometió a devolver al Imperio Otomano, las islas del Dodecaneso,que había tomado como medida de fuerza, no llegó a hacerlo porque estalló poco después la primera guerra mundial.
En la Primera Guerra Mundial, Aunque Italia formaba parte originalmente de la Triple Alianza junto a Alemania y Austria-Hungría, no se unió inmediatamente a la guerra al estallar en 1914.
Italia alegó que la Triple Alianza era defensiva y que Austria-Hungría había sido la agresora, por lo que decidió permanecer neutral al principio del conflicto.
Durante su neutralidad, Italia mantuvo negociaciones tanto con las Potencias Centrales (Alemania y Austria-Hungría) como con la Entente (Reino Unido, Francia y Rusia).
En abril de 1915, Italia firma en secreto el Tratado de Londres con la Entente. A cambio de entrar en guerra contra Austria-Hungría y Alemania, los Aliados prometieron a Italia territorios que incluían partes del Tirol del Sur, Trieste, Istria, Dalmacia y otros territorios.
El 23 de mayo de 1915, Italia declara la guerra a Austria-Hungría (y más tarde a Alemania), uniéndose oficialmente al bando de la Entente.
Italia perdió aproximadamente 650,000 soldados durante la Primera Guerra Mundial (1915-1918). Además, hubo alrededor de 947,000 heridos y unos 600,000 prisioneros o desaparecidos. Estos datos incluyen tanto muertos en combate como por enfermedades, heridas y otras causas relacionadas con la guerra.
Al final de la primera guerra mundial, obtuvo algunos territorios como resultado del Tratado de Saint-Germain-en-Laye (1919) y el Tratado de Rapallo (1920), aunque no recibió todo lo que esperaba según el Pacto de Londres (1915).
Los principales territorios que consiguió fueron:
Tirol del Sur (Alto Adige): Región de habla alemana que pertenecía al Imperio Austrohúngaro.
Trentino: También parte del antiguo Imperio Austrohúngaro.
Trieste: Importante puerto en el Adriático.
Istria: Península en la costa del Adriático.
Gorizia y Gradisca: Región fronteriza entre Italia y Eslovenia.
Zara (Zadar): Ciudad en la costa dálmata (actual Croacia).
Islas del Adriático: Algunas islas menores frente a la costa de Dalmacia.
Territorios que no obtuvo (a pesar de haberlo reclamado)
Italia no logró obtener:
Gran parte de Dalmacia (solo obtuvo Zara y algunas islas).
Estos territorios aumentaron la extensión italiana, pero muchos italianos consideraron insuficientes las ganancias, lo que llevó al sentimiento de "victoria mutilada" y contribuyó al auge del fascismo.
Y los italianos trataron de ampliar las ganancias.
Rijeka llamada en italiano Fiume no había sido concedida a Italia, pero en septiembre de 1919, el poeta y nacionalista italiano Gabriele D’Annunzio lideró un grupo de nacionalistas (“arditi”) y ocupó la ciudad de Fiume por la fuerza, desafiando tanto al gobierno italiano como a los Aliados. D’Annunzio proclamó la Regencia Italiana del Carnaro, un Estado no reconocido internacionalmente.
El 12 de noviembre de 1920, Italia y Yugoslavia firmaron el Tratado de Rapallo, que establecía que Fiume sería un Estado libre e independiente: el Estado Libre de Fiume.
La situación era inestable y finalmente, en enero de 1924, mediante el Tratado de Roma, Yugoslavia e Italia acordaron dividir la región: Fiume pasó formalmente a ser parte de Italia y el cercano puerto de Sušak quedó bajo control yugoslavo.
Cuando Mussolini llega al poder, su deseo es establecer una nueva Roma y para ello pasa sus ojos por el mapa, mirando territorios en los que Italia se había fijado tradicionalmente y que no estaban muy defendidos.
Y primeramente se fija en Etiopía.
Italia ya había intentado colonizar Etiopía a finales del siglo XIX, pero fue derrotada en la famosa Batalla de Adwa en 1896. Esta vez, bajo el régimen fascista, Mussolini buscaba revancha y también consolidar un imperio colonial en África.
Italia lanzó la invasión desde Eritrea (colonia italiana) y Somalilandia italiana en octubre de 1935. Contaba con un ejército moderno y bien equipado frente a las fuerzas etíopes, que estaban menos armadas.
Las tropas italianas utilizaron armamento moderno, incluyendo tanques, aviones y armas químicas como el gas mostaza, lo cual estaba prohibido por tratados internacionales.
Aunque los etíopes ofrecieron resistencia y emplearon tácticas de guerrilla, la superioridad militar italiana resultó determinante.
El 5 de mayo de 1936 las tropas italianas entraron en la capital, Addis Abeba. Poco después, Mussolini proclamó la creación del África Oriental Italiana, que unificaba Etiopía con Eritrea y Somalilandia italiana.
Haile Selassie tuvo que exiliarse (regresó en 1941 tras la derrota italiana en la Segunda Guerra Mundial).
La Sociedad de Naciones condenó la invasión, pero sus sanciones contra Italia fueron ineficaces, lo que mostró la debilidad de la Sociedad de Naciones y alentó las políticas expansionistas de otros regímenes totalitarios.
La ocupación italiana duró solo hasta 1941, cuando fuerzas británicas y etíopes liberaron el país durante la Segunda Guerra Mundial.
Y se fijó en Albania.
El 7 de abril de 1939 Italia desplegó unos 22.000 soldados y 600 aviones.
La resistencia albanesa fue mínima. El ejército albanés era pequeño y mal equipado; la mayoría de las unidades no ofrecieron resistencia significativa. El rey albanés Zog I huyó del país con su familia y parte del tesoro nacional.
En pocos días, Italia logró el control total de Albania, y se proclamó la unión personal entre las coronas de Italia y Albania. Víctor Manuel III de Italia fue declarado rey de Albania.
Se instaló un gobierno títere bajo control italiano y se abolió la monarquía albanesa independiente.
Y desde Albania, Mussolini se fijó en Grecia
El 28 de octubre de 1940, Italia entregó un ultimátum al gobierno griego exigiendo libre paso para ocupar puntos estratégicos. El primer ministro griego, Ioannis Metaxas, rechazó el ultimátum (famoso “¡Oxi!” o “¡No!”), por lo que Italia invadió desde Albania.
Las fuerzas italianas esperaban una victoria rápida, pero se encontraron con una feroz resistencia por parte del ejército griego y el terreno montañoso dificultó el avance.
Sorprendentemente, los griegos no solo frenaron la invasión, sino que lanzaron una contraofensiva y lograron penetrar en territorio albanés ocupado por Italia.
Durante varios meses, Italia sufrió grandes pérdidas sin lograr avances significativos. Mussolini intentó una ofensiva final en marzo de 1941, pero fue nuevamente repelido.
Ante el fracaso italiano y la posibilidad de que Gran Bretaña estableciera bases en Grecia, Hitler decidió intervenir. En abril de 1941, Alemania lanzó la Operación Marita e invadió Grecia desde Bulgaria. La superioridad alemana obligó a los griegos y británicos a retirarse rápidamente.
La invasión fue un desastre para Italia y dañó la imagen de Mussolini.
Tras la intervención alemana, Grecia fue ocupada por las fuerzas del Eje (Alemania, Italia y Bulgaria).
El retraso causado por la campaña en Grecia obligó a Hitler a retrasar la invasión de la Unión Soviética (Operación Barbarroja), lo que tuvo consecuencias importantes más adelante en la guerra.
La derrota en la segunda guerra mundial haría caer una a una todas las posesiones italianas fuera de Italia.
El sueño de Italia de crear una nueva Roma se había acabado.
Esta es la península de Corea. Pero no tiene un país, tiene dos países que son enemigos declarados, Corea del Sur y la República popular de Corea, más conocida como Corea del Norte.
Corea había estado unida como un solo país durante más de 1,000 años. Pero, en 1945, Estados Unidos y la URSS dividieron el país en dos.
La historia podría haber sido completamente diferente si no hubiera sido por una cláusula oscura en un documento, la determinación de Hitler, la habilidad científica y unos días de mal clima.
Es febrero de 1945. La Unión Soviética a las puertas de Berlín. La caída de la Alemania nazi es una cuestión de tiempo. Así que Roosevelt, Stalin y Churchill se reúnen en Yalta, en la península de Crimea, para decidir el destino del mundo.
Para el momento de la reunión en Yalta, la URSS avanzaba rápidamente contra la Alemania nazi en el este y estaba a las puertas de Berlín, mientras que los Aliados occidentales habían liberado Francia y Bélgica, pero avanzaban más lentamente en el oeste.
En el Pacífico, las cosas no iban tan bien. A principios de 1945, Japón todavía controlaba Indonesia, Malasia, Tailandia, parte de Birmania, Vietnam, Camboya, Corea y partes de China.
La resistencia japonesa estaba haciendo que los americanos perdieran muchos soldados, así que Estados Unidos quería que la Unión Soviética se uniera a la guerra contra Japón.
En Yalta, los soviéticos aceptaron unirse a la guerra contra Japón, pero con condiciones:
Stalin dijo: Declararemos la guerra contra Japón tres meses después del día de la caída de Alemania.
Eso acabaría siendo determinante en el futuro de Corea, pero ninguno de ellos lo sabía en ese momento.
Además Mongolia se convertiría en un país independiente y que la URSS recibiría algunas islas japonesas
¿Y Corea?
Antes de la Segunda Guerra Mundial, Corea fue una colonia del Imperio Japonés desde 1910 hasta 1945. Durante este periodo, los coreanos sufrieron represión cultural, económica y política bajo el gobierno japonés.
La discusión sobre Corea no se hizo oficialmente en Yalta, sino en un aparte entre Roosevelt y Stalin.
Roosevelt propuso—sin conocimiento de Churchill—que Corea quedaría bajo la tutela conjunta de Rusia, China y Estados Unidos, pero no del Reino Unido. Stalin pensó que el Reino Unido debería estar incluido. En todo caso los detalles no están claros.
Alemania se rindió el 8 de mayo de 1945. Eso puso el reloj en marcha: La URSS se uniría a la guerra contra Japón el 8 de agosto de 1945.
Pero algo trascendental habría ocurrido mientras tanto.
El 16 de julio de 1945, a las 5:29 a.m. MWT, Estados Unidos llevó a cabo con éxito la Prueba Nuclear Trinity. Había adquirido la bomba nuclear.
Truman, el nuevo presidente de Estados Unidos, se enteró seis días después, el 21 de julio de 1945, mientras se reunía nuevamente con Stalin y Churchill, esta vez en Potsdam, Alemania.
La bomba atómica cambiaba las cosas. Los americanos sabían que podían ganar la guerra sin la URSS. Y desde luego lo preferían, para que los soviéticos no tuvieran ventajas. Pero solo quedaban 18 días antes de que la URSS se una a la guerra.
Cuatro días después, el 26 de julio, una bomba nuclear estaba lista para ser lanzada sobre Japón. Estados Unidos dio un ultimátum a Japón: Ríndanse incondicionalmente o asuman las consecuencias.Quedaban 13 días.
El 28 de julio, Japón se negó. Quedan 11 días.
Truman ordenó a sus fuerzas lanzar la bomba lo antes posible.
La bomba estaba programada para el 3 de agosto. Quedan 5 días. Pero el clima no era bueno. Continuó así el día 4 y luego el 5.
El 6 de agosto de 1945, Estados Unidos lanzó la bomba sobre Hiroshima. Quedan 2 días.
Pero Japón no se rindió.
Stalin también sabía sobre la bomba: Sus espías se lo habían informado.
En ese momento, el ejército soviético era uno de los más poderosos del mundo. Calculó que era ahora o nunca: Era el momento de hacer un movimiento en Asia y tomar tanto territorio como fuera posible—tal como lo habían hecho en Europa del Este, donde ocuparon todo hasta Alemania.
Así que el 8 de agosto de 1945, la URSS lanzó a 1.5 millones de soldados sobre China ocupada por Japón, Manchuria (noreste de China), Mongolia Interior, el norte de Corea , Sajalín del Sur y las Islas Kuriles (Japón).
Destrozaron a los japoneses.
El 9 de agosto, Estados Unidos lanzó una segunda bomba sobre Nagasaki.
Para el 10 de agosto, los rusos ya estaban en Corea.
Estados Unidos entró en pánico. Sabía que si permitía que la URSS tuviera suficiente tiempo, ocuparía toda la península y la convertiría en un país comunista.
Esa misma noche, el 10 de agosto de 1945, el liderazgo estadounidense llamó a dos coroneles y les puso el destino de un país en sus manos. ¿Su tarea? Proponer una división para Corea a la URSS.
Los coroneles Chris “Tick” Bonesteel y Dean Rusk no sabían nada sobre geografía coreana , así que comenzaron con un mapa de National Geographic titulado "Asia y Áreas Adyacentes" del año 1942. Esta es toda la información que utilizaron para decidir cómo dividir Corea.
¿Qué hicieron?
El coronel Dean Rusk lo cuenta en su libro As I Saw It,:
Bonesteel y yo nos retiramos a una habitación contigua tarde por la noche y estudiamos intensamente un mapa de la península coreana. Trabajando apresuradamente y bajo mucha presión, teníamos una tarea formidable: elegir una zona para la ocupación estadounidense. Ni Tic ni yo éramos expertos en Corea, pero nos pareció que Seúl, la capital, debería estar en el sector estadounidense.
Aunque algunos oficiales argumentaron que deberían mover la línea más al norte hasta el paralelo 39º, los dos Bonesteel y Rusk pensaron que tendrían suerte si los soviéticos aceptaban el paralelo 38º. Por eso es que el 14 de agosto, seis días después de la invasión soviética, Truman propuso a Stalin el paralelo 38º como lugar para dividir Corea.
El 16 de agosto, para sorpresa de Estados Unidos, Stalin aceptó.
El paralelo 38° norte atraviesa aproximadamente el centro de Corea (aunque no es exactamente equidistante), dividiendo la península en dos regiones de tamaño similar.
Desde la perspectiva militar y administrativa, esta línea ofrecía una manera sencilla de separar las áreas bajo influencia soviética (al norte) y estadounidense (al sur).
Al final de la guerra, las tropas soviéticas ya se encontraban avanzando en el norte de Corea desde Manchuria, mientras que las fuerzas estadounidenses se preparaban para desembarcar en el sur. Por eso la división norte sur, tenía más sentido.
La división en el paralelo 38 permitió prevenir enfrentamientos directos entre ambas potencias, estableciendo zonas claras de influencia.
Esta decisión fue tomada sin consultar a los coreanos, quienes habían vivido bajo el dominio japonés durante décadas y buscaban la reunificación y autodeterminación. Por lo tanto, el paralelo 38 fue impuesto como una solución temporal por las potencias extranjeras.
Una vez que la URSS y Estados Unidos establecieron sus esferas de influencia en Corea, ambos colocaron fuerzas sobre el terreno.
Y comenzó un nuevo mundo: La lucha contra el nazismo había terminado; ahora era una guerra entre Estados Unidos y la URSS; democracias capitalistas contra dictaduras socialistas.
Ambos países querían una Corea unificada y ambos eran en teoría defensores del autodeterminismo; sin embargo, ninguno quería ceder su lado al otro.
En 1946, el General Coronel ruso a cargo en Corea del Norte eligió a un hombre para liderar su lado: Kim Il Sung había luchado contra los japoneses durante años en Manchuria y había sido entrenado por el ejército soviético. Stalin ordenó manipular las elecciones y colocó a Kim en el poder en el norte.
En el sur, Estados Unidos no estaba seguro de qué hacer pero sabía que no debía ceder ante los comunistas. Así que continuó administrando Corea mediante los militares desde Japón. Con el tiempo las políticas entre norte y sur divergieron.
La URSS propuso una retirada completa y dejar que los coreanos decidieran su destino unilateralmente; EE.UU., temiendo influencia comunista también en el sur optó involucrar mediación internacional vía Naciones Unidas aplazando más consenso mutuo
Pero los surcoreanos vieron lo que se avecinaba: ¡Si tenemos elecciones solo para el sur, eso será el principio del fin de una Corea unida! ¡Mil años de unidad, rotos por extranjeros! Muchos se rebelaron, sin éxito. Las fuerzas estadounidenses y coreanas aplastaron cualquier rebelión. En mayo de 1948, el sur llevó a cabo elecciones, y el autoritario Syngman Rhee ganó. En 1949, el ejército estadounidense salió de Corea del Sur. El norte vio esto como el sur alejándose, tanto como un país separado como hacia el capitalismo.
No querían eso. Y ahora que los estadounidenses se habían ido, Corea estaba indefensa. Kim Il Sung pidió a Stalin apoyo para una invasión al sur. Stalin dudaba, pero pensó: ¿Estados Unidos no hizo nada para evitar la caída de China en manos comunistas? ¿Probablemente no harán nada aquí tampoco? De hecho, la China comunista acababa de derrotar a los nacionalistas, por lo que también pensaron que lo mismo sucedería en Corea. Kim Il Sung visitó al líder de China, Mao Zedong, para pedir su aprobación en mayo de 1950. Mao Zedong se la dio.
En junio, Corea del Norte invadió el sur. Los surcoreanos fueron inicialmente abrumados. Fueron acorralados en el extremo sur de la península.
Estados Unidos tenía que decidir si merecía la pena luchar. Habían visto el comunismo imponerse en Rusia, en Europa del Este, y en China. Y no querían que lo mismo pasara en Corea, así que Estados Unidos decidió entrar en la guerra.
La entrada de los americanos cambió la marea. Estados Unidos y Corea del Sur avanzaron hacia el norte, acercándose a la frontera china. Los líderes militares estadounidenses estaban radiantes: pensaban que podían derrotar al comunismo en el campo de batalla y que China no se atrevería a unirse a la guerra. Pero eso fue un error de cálculo. China ahora era comunista y tenía 2,000 años de influencia sobre Corea. No podía permitir que Corea del Norte cayera. Así que envió casi 1.5 millones de soldados al sur.
Inicialmente ganaron mucho terreno, moviendo la frontera hacia el sur. Pero con el tiempo, la frontera volvió casi al lugar donde estaba al principio de la guerra. En 1953, después de que más de tres millones de coreanos murieran, Corea del Norte y Corea del Sur firmaron un armisticio, y la frontera establecida se ha mantenido desde entonces.
El conflicto terminó en 1953 con un armisticio, pero no se firmó un tratado de paz oficial. Esto dejó a las dos Coreas técnicamente en estado de guerra hasta hoy. La frontera entre los países está marcada por la Zona Desmilitarizada (DMZ) cerca del paralelo 38.
Desde entonces, las dos Coreas han evolucionado en direcciones opuestas:
La división entre ambas sigue siendo una fuente de tensiones geopolíticas en la región, especialmente debido al desarrollo nuclear por parte de Corea del Norte.
Tras la caída del imperio romano de occidente, diversos pueblos germánicos se hicieron con el poder en Europa Occidental. Pero uno de ellos sería el más poderoso de todos, el reino de los francos. Y de entre todos los francos, ninguno tan poderoso como Carlomagno.
Vimos en el vídeo de los merovingios, como los francos salios o merovingios habían tomado el poder en la Galia tras derrotar a los visigodos.
En el año 507 d.C. los francos y sus aliados burgundios vencen a los visigodos de Alarico I en la batalla de Vouillé. Con ello los francos se hacen con el dominio de prácticamente toda la Galia, excepto la Septimania, estableciendo la base de lo que será Francia.
Clodoveo I se convirtió en el Rey de toda la Galia, pero la distribución del reino a la muerte de los reyes y las luchas de sus herederos, habían ido debilitando a la monarquía merovingia, hasta el punto de que eran unos funcionarios de la corte, los llamados Mayordomos los que tenían el poder real.
En el año 629 Mahoma llega a la Meca. Las tropas islámicas se extenderán por el mundo en una campaña de conquista. En el año 711 toman la península ibérica y en el año 719 la Septimania visigoda. Hasta que en el año 722 son derrotados en la batalla de Poitiers. Quien dirige las tropas que los derrota no es el rey merovingio, sino el llamado Mayordomo, Carlos, que por esa victoria recibirá el sobrenombre de Martel ( Martillo). Los reyes merovingios se habían convertido en meros títeres, controlados por funcionarios de la corte que habían asumido todo el poder y eran llamados Mayordomos.
A la muerte del rey títere merovingio, Carlos Martel trata de asumir la corona, pero quien finalmente lo conseguirá será su hijo Pipino I el breve que será nombrado Rey por el Papa en el año 751. El nombramiento no había sido gratuito, sino que era la consecuencia de la conquista por los francos de unos territorios para el Papado que serán la base de los futuros Estados Pontificios.
En el año 768 muere Pipino I el breve ( que como vemos no fue tan breve) y su reino se divide entre sus hijos: Carlomagno y Carloman. Del nombre del primero derivará la referencia a toda la dinastía como dinastía carolingia.
La fecha exacta de nacimiento de Carlomagno es incierta. Se debate entre los años 742, 747 o 748. Esta confusión se debe a que sus padres, Pipino el Breve y Bertrada de Laon, se casaron en 744, y un nacimiento en 742 lo habría hecho hijo ilegítimo. Carlomagno nació en Herstal, cerca de Lieja, en la actual Bélgica.
Al fallecer , en el año 768, Pipino el Breve, el reino franco fue dividido entre sus dos hijos, Carlomagno y Carlomán, de acuerdo con la tradición franca de dividir el reino entre los herederos varones. Carlomagno recibió los territorios occidentales, que incluían Aquitania, Neustria y Austrasia, mientras que Carlomán gobernaba la parte mediterránea, que abarcaba Septimania, Provenza, Borgoña, Alsacia y Suabia.
La relación entre los hermanos no fue fácil, y las tensiones estuvieron presentes durante su reinado conjunto. Sin embargo, la situación cambió drásticamente con la muerte repentina de Carlomán en 771, lo que permitió a Carlomagno asumir el control total del reino franco sin oposición interna significativa.
Una vez consolidado su poder, Carlomagno emprendió una serie de campañas militares para expandir sus dominios.
Una de sus principales luchas fue contra los sajones con guerras y rebeliones libradas desde 772 hasta 804.
Las guerras contra los sajones son guerras también de evangelización y unas tristes precursoras de las guerras de religión que tendrá el centro de Europa en siglos precedentes.
En 785, Carlomagno emitió la Capitulación de los Sajones que afirmaba: "Si alguno de la raza de los sajones que en adelante se esconda entre ellos hubiera deseado ocultarse sin bautizar, y hubiera despreciado venir al bautismo y hubiera deseado permanecer pagano, que sea castigado con la muerte."
Y no era solo teoría. Hubo episodios muy sangrientos como la masacre de Verden, en Baja Sajonia, en la actual Alemania. Allí Carlomagno ordenó la ejecución de aproximadamente 4,500 líderes sajones. Los sajones fueron decapitados por practicar el paganismo, a pesar de haber aceptado previamente su conversión al cristianismo. Esto demuestra el papel que Carlomagno tenía ya como defensor de la fe.
Sin embargo, el consejero Alcuino de York se opuso a la política del emperador de forzar a los paganos a ser bautizados bajo pena de muerte, argumentando: "La fe es un acto libre de la voluntad, no un acto forzado. Debemos apelar a la conciencia, no obligarla por la violencia. Puedes forzar a las personas a ser bautizadas, pero no puedes forzarlas a creer."
Sus argumentos parecen haber prevalecido, pues Carlomagno abolió la pena de muerte por paganismo en 797.
Pero tuvo muchas más campañas aparte de las de los sajones. Derrotó al Reino Lombardo en 774 y lo anexó a su propio dominio declarándose 'Rey de los Lombardos'.
Más tarde, lideró una campaña fallida en España en 778, que terminó con la Batalla de Roncesvalles, a la que alude el famoso cantar de Roldán. Se considera la mayor derrota de Carlomagno, pero en realidad posiblemente no pasó de ser una escaramuza.
Luego extendió su dominio a Baviera después de forzar a Tassilo III, Duque de Baviera, a renunciar a cualquier reclamo sobre su título en 794.
Su hijo, Pipino, fue enviado a hacer campaña contra los ávaros en 795 ya que Carlomagno estaba ocupado con las revueltas sajonas. Finalmente, en el 803 acabó con la confederación ávara.
Conquistó a los lombardos en el norte de Italia, sometió a los sajones en Germania y estableció la Marca Hispánica al sur de los Pirineos.

Razones del éxito militar de Carlomagno
Carlomagno estableció que los soldados debían autoabastecerse debiendo llevar un provisiones para tres meses y ropa para 6 meses además creó un sistema en la retaguardia que hacía muy fácil que llegaran los elementos a los soldados esto permitió que su ejército fuera muy móvil y tuviera una gran capacidad de respuesta.
Además Carlomagno también estableció un sistema de reclutamiento obligatorio y conocido como heriban que requería que los hombres entre 15 y 55 años, con cierto nivel de ingresos sirvieran en el ejército
Carlomagno además estableció regulaciones muy detalladas para los que deberían hacer las tropas estableció una siesta obligatoria antes de las batallas para que los soldados llegaran frescos a estas y también prohibió la embriaguez cuando se estuviera cerca del enemigo.
Durante el reinado de Carlomagno, la caballería ganó importancia, convirtiéndose en una fuerza clave en el ejército carolingio. Los caballeros estaban equipados con lanzas largas, escudos, espadas y, en algunos casos, arcos. La armadura, conocida como bruniae, era esencial para los soldados que podían permitírsela, y se convirtió en un símbolo del poder militar carolingio.
Estamos en la era del dominio de la caballería, que algunos han dicho que va desde la batalla de Adrianópolis hasta la de Agincourt.
La batalla de Adrianópolis (378) marcó un punto de inflexión en la historia militar debido al uso efectivo de la caballería por parte de los godos, quienes derrotaron al ejército romano. Esta derrota mostró la vulnerabilidad de las formaciones de infantería pesada ante ataques de caballería bien coordinados y subrayó la necesidad de integrar más caballería en las fuerzas romanas.
A partir de este momento, la caballería comenzó a ganar importancia en los ejércitos europeos, aunque el proceso fue gradual.
Durante la Edad Media, la caballería se convirtió en el núcleo de las fuerzas militares europeas. Los caballeros, como guerreros montados, se convirtieron en la élite militar, y su papel fue fundamental en las batallas y en la estructura feudal.
La caballería pesada, equipada con armaduras y lanzas, dominó los campos de batalla, y las tácticas evolucionaron para maximizar el impacto de las cargas de caballería. Este período también vio el desarrollo del código de caballería, que establecía normas de conducta para los caballeros.
La Batalla de Agincourt (1415) , parte de la Guerra de los Cien Años, destacó por el uso efectivo del arco largo inglés, que demostró ser devastador contra la caballería francesa. Aunque la caballería seguía siendo una fuerza importante, la batalla ilustró las limitaciones de las cargas de caballería pesada contra formaciones bien defendidas y armadas con armas de largo alcance. Esta batalla marcó el inicio de un cambio en las tácticas militares, donde la infantería y las armas de proyectiles comenzaron a jugar un papel más prominente, disminuyendo gradualmente la supremacía de la caballería en los conflictos bélicos.
Uno de los motivos de que la caballería fuera esencial en la época carolingia es el desarrollo de los estribos. Los estribos permiten la sujeción de los pies a los jinetes, lo que aumenta mucho su estabilidad.
Los primeros indicios del uso de estribos se remontan a finales del siglo II a.C. en la India, donde se utilizaban cuerdas lazadas para facilitar la montura de caballos. Este protoestribo evolucionó con el tiempo y se extendió a través de Asia, llegando a China en el siglo IV d.C., donde se encontraron los primeros estribos de metal.
Los estribos fueron introducidos en Europa por los hunos en el siglo V y por tanto no fueron la causa de sus primeras victorias los hunos se destacaron por su habilidad como arqueros montados, utilizando sillas de montar de madera que les permitían sujetarse con los muslos al caballo para lograr disparos eficaces.
Los estribos no se adoptaron ampliamente hasta el siglo VIII, cuando empezaron a ser utilizados más comúnmente por los europeos occidentales. Los estribos permitieron a los jinetes tener una mayor estabilidad y control sobre sus monturas, lo que revolucionó la caballería y las tácticas militares
Coronación de Carlomagno
El reinado culminó con su coronación como Emperador de los Romanos por el Papa León III el 25 de diciembre del año 800, lo que marcó el renacimiento del título imperial en Occidente y consolidó su autoridad sobre un vasto territorio europeo.
La coronación de Carlomagno como emperador es muy relevante desde el punto de vista histórico y el hecho que llevó a ella fue una doble conveniencia.
Por un lado el papa León III había sufrido unas acusaciones de inmoralidad y había incluso había sido objeto un intento de asesinato así que había tenido que huir de Roma y se había refugiado en la corte de Carlomagno. Carlomagno lo acompaña a Roma y ahí el Papa es donde decide coronarlo.
Esta coronación de Carlomagno como emperador se realiza aprovechando que la sede del imperio en Bizancio está vacante. Quien gobierna ese momento es Irene, que como mujer no era considerada por el Papa como verdadera emperadora. La coronación de Carlomagno supondrá un cambio del apoyo fundamental del papado que deja de ser el emperador bizantino para pasar a ser el emperador Franco.
Se ha dicho que Carlomagno no conocía la intención del Papa de coronarlo como emperador y que incluso no deseaba ser coronado como emperador en ese momento sin embargo parece dudoso que pueda eh pensarse eso cuando había de tener a la vista la corona con que iba a ser designado como emperador.
Reinado de Carlomagno
El aspecto físico de Carlomagno ha sido descrito principalmente por su biógrafo Eginardo en su obra Vita Karoli Magni. Según Eginardo, Carlomagno era un hombre de formas robustas y proporcionadas, con una estatura elevada pero no desmedida. Se menciona que su estatura era de siete veces la longitud de sus pies, lo que sugiere que era bastante alto para los estándares de la época. Tenía una presencia imponente y una apariencia que inspiraba respeto y autoridad.
Carlomagno fue un gran impulsor de la educación y la cultura. Tuvo como consejero al erudito Alcuino de York al que ofreció a Alcuino dirigir un sistema de educación para todo su imperio. Alcuino aceptó y llevó la enseñanza inglesa al continente. El mismo emperador aprendió a leer bajo las enseñanzas de Alcuino, aunque no aprendió a escribir.
Bajo la influencia de Alcuino se registró el llamado Renacimiento Carolingio.
Se promovió la educación y la alfabetización, estableciendo escuelas monacales, catedralicias y palatinas, como la famosa Escuela Palatina de Aquisgrán.
Se estandariza el uso del latín medieval como lengua común para la comunicación entre eruditos.
Se desarrolla de la minúscula carolingia que, se caracterizaba por ser clara, uniforme y legible, con formas redondeadas y un uso sistemático de letras minúsculas y mayúsculas para mejorar la legibilidad de los textos y que se convirtió en la base de la caligrafía latina moderna. Eso facilita la recuperación y copia de textos clásicos latinos, preservando gran parte de la literatura antigua.
Florecen las artes figurativas, especialmente en la iluminación de manuscritos.
Se desarrolló de la arquitectura carolingia, con innovaciones como el westwerk, que influyó en la arquitectura románica posterior
A nivel literario se escribe la Canción de Rolando: la más antigua canción de gesta conocida, inspirada en la peor derrota de Carlomagno en la Batalla de Roncesvalles en 778. Esta obra literaria forma parte de un ciclo de leyendas sobre Carlomagno que han influido en la literatura francesa y europea a lo largo de los siglos
Luis el Piadoso
Tras la muerte de Carlomagno en 814, su hijo Luis el Piadoso. también conocido como Ludovico Pío heredó el imperio.
Como su nombre indica Luis el Piadoso estaba muy centrado en la religión. Promovió reformas religiosas y monásticas, buscando fortalecer la moral y la disciplina dentro de la Iglesia y el imperio. Sin embargo, su enfoque en la religión a menudo se percibió como una distracción de los asuntos políticos y militares.
Uno de los mayores desafíos de su reinado fue la cuestión de la sucesión. Ya era consciente de los numerosos problemas que se generaban con la sucesión entre los Francos. En 817, Luis intentó organizar la sucesión mediante la Ordinatio Imperii, designando a su hijo mayor, Lotario, como coemperador, mientras que sus otros hijos, Luis el Germánico y Pipino de Aquitania, recibían territorios subordinados.
Sin embargo, el nacimiento de su hijo Carlos el Calvo con su segunda esposa, Judith de Baviera, complicó la situación. Judith buscó asegurar un reino para su hijo, lo que llevó a que en el año 830, sus hijos Lotario, Luis y Pipino se rebelaran contra él, y aunque Luis el Piadoso fue restaurado en el trono después de un breve derrocamiento, las tensiones familiares continuaron.
Luis también enfrentó desafíos externos, incluyendo rebeliones en las fronteras del imperio y amenazas de invasiones.
Sin embargo, su enfoque en la religión y la falta de habilidades militares comparables a las de su padre, Carlomagno, limitaron su capacidad para manejar estos problemas de manera efectiva.
El tratado de Verdún
Tras su muerte en 840, el imperio se dividió entre sus hijos sobrevivientes ( ya que Pipino había fallecido).
El Tratado de Verdún, firmado en el año 843, dividió el Imperio Carolingio en tres reinos, cada uno gobernado por uno de los hijos de Luis el Piadoso, nietos de Carlomagno:

Francia Occidental: Fue asignada a Carlos el Calvo. Este territorio corresponde aproximadamente a lo que hoy conocemos como Francia.
Francia Media: Lotario I, el hijo mayor, recibió esta parte del imperio, que se extendía desde el norte de Italia hasta los Países Bajos. Lotario también mantuvo el título de emperador.
Francia Oriental: Luis el Germánico obtuvo esta región, que se convertiría en la base del futuro Sacro Imperio Romano Germánico, abarcando principalmente lo que hoy es Alemania.
Esta división fue un intento de resolver las disputas sucesorias y poner fin a las guerras civiles entre los hermanos, pero también marcó el inicio de la fragmentación del Imperio Carolingio, estableciendo las bases para el desarrollo de las futuras naciones de Francia y Alemania.
Es curioso que precisamente en Verdún, donde se produjeron luchas crudelísimas en la primera guerra mundial, fuera el lugar donde se marcó el origen de Francia y Alemania.
La distribución de territorios entre los hijos de Luis el Piadoso fue el origen, como siempre entre los francos de varias guerras civiles que debilitaron aún más el imperio. Es curioso como una y otra vez nos encontramos en la historia con imperios que se deshacen por no atribuir el poder solamente a uno de los hijos.
Durante el siglo IX, el imperio carolingio sufrió numerosas invasiones de vikingos, sarracenos y magiares. Estas incursiones devastaron muchas regiones y aumentaron la inestabilidad interna.
El último emperador carolingio fue posiblemente el más incapaz de todos.
Carlos III el Gordo llegó al poder gradualmente a través de una serie de sucesiones y herencias:
En 876, tras la muerte de su padre Luis el Germánico, Carlos heredó Alemania y parte de Lotaringia.
En 879, su hermano Carlomán quedó incapacitado por un derrame cerebral y le cedió Italia.
En 881, el Papa Juan VIII lo coronó emperador.
En 882, heredó Sajonia y Baviera tras la muerte de su hermano Luis el Joven, reunificando así Francia Oriental.
En 884, a la muerte de su primo Carlomán II, heredó Francia Occidental.
Así, sin haber realizado conquistas, Carlos el Gordo llegó a reunir bajo su mando todo el antiguo Imperio Carolingio.
Sin embargo, su reinado unificado duró poco.

La estructura del imperio carolingio dependía en gran medida de la lealtad de los condes y nobles hacia el emperador. A medida que el poder central se debilitaba, especialmente tras la división del imperio, los nobles comenzaron a actuar de manera más independiente, lo cual fomentó el surgimiento del feudalismo.
Durante su reinado, Carlos el Gordo fue percibido como un gobernante ineficaz, especialmente por su incapacidad para defender el reino contra las incursiones vikingas. En 886, optó por pagar a los vikingos para que se retiraran de París en lugar de enfrentarlos militarmente, lo que fue visto como un acto de cobardía e incompetencia por la nobleza franca.
Además los nobles, notando la debilidad del rey, actuaron de manera independiente, estallando rebeliones por todo el imperio.
Además, Carlos el Gordo sufría de problemas de salud, posiblemente epilepsia, lo que afectó su capacidad para gobernar eficazmente.
El último clavo de su ataúd se produjo cuando al no tener hijos legítimos, Carlos intentó nombrar como sucesor a un hijo bastardo, lo que generó oposición entre los obispos.
La deposición de Carlos el Gordo se llevó a cabo en la Dieta de Tribur, un consejo de nobles francos. Parece ser que Carlos el gordo aceptó pasivamente su deposición. Tras ser depuesto, Carlos fue recluido en un monasterio y murió poco después, el 13 de enero de 888. A la caída de Carlos el Gordo, el imperio se fragmentó en cinco reinos sucesores independientes:
Además, surgieron dos ducados independientes:
***buscar mapa en este no hay derechos

Esta fragmentación marcó el fin definitivo del Imperio Carolingio unificado.
El territorio que había ocupado el imperio no volvería a estar bajo un solo gobernante hasta las conquistas de Napoleón, casi mil años después.
Sin embargo un imperio poderoso surgió de las cenizas del imperio carolingio.
En 911, termina el gobierno de los carolingios en el reino de Francia Oriental (Germania).
Enrique I el Pajarero es elegido rey de Germania en 919, iniciando la dinastía sajona.
El Origen de Francia: Los Merovingios y su Influencia
Si queremos descubrir el origen de Francia, debemos referirnos a una dinastía cuyo nombre es muy sonoro: los merovingios. Seguramente has oído hablar de ellos, pero es probable que no tengas muy claro cómo surgieron, cómo decayeron, qué relación tienen con los carolingios y cómo influyeron en el destino de Francia y otros países de Europa.
Comencemos desde el momento de la caída del Imperio Romano. En el año 394, el emperador Teodosio I logra unificar bajo su mando el Imperio Romano. Inicialmente, Teodosio tenía el control de la parte oriental del imperio, tras la derrota del emperador Valente por los godos en la batalla de Adrianópolis en el año 378. Teodosio enfrenta problemas con los godos y los persas, logrando resolver ambas situaciones. A su muerte en el año 395, divide el imperio entre sus hijos: Arcadio se queda con la parte oriental y Honorio con la occidental.
Con el paso del tiempo, el Imperio empieza a caer en desgracia. Los godos, que habían sido permitidos en el imperio, comienzan a generar problemas, y otros pueblos germánicos empiezan a moverse hacia el oeste. En este contexto, Odoacro derroca al último emperador romano de occidente, Rómulo Augústulo, en el año 476. Aunque Odoacro no pretende ser rey, busca gobernar bajo el reconocimiento del Imperio Romano de Oriente.
A pesar de la caída de Rómulo Augústulo, algunas zonas aún se mantienen fieles a Roma. Una de ellas es la zona de Nepote, quien había sido depuesto para colocar a Rómulo. En el año 480, Odoacro invade y anexa esta zona a sus dominios.
Mientras tanto, en la Galia, se establece el general romano Siagrio, quien aguanta hasta el año 486. En este año, es derrotado por los Francos en la batalla de Soissons, lo que marca el inicio de la expansión del reino franco.
Los Francos son comandados desde el año 481 por Clodoveo I, quien logra una notable expansión territorial. En el año 492, se casa con Clotilde, descendiente del rey de Borgoña, quien intenta influir en su conversión al cristianismo. Aunque Clodoveo inicialmente se resiste, tras una victoria en batalla, se convierte al cristianismo niceno entre los años 49 y 499 y es bautizado en la catedral de Reims.
Clodoveo busca expandir su territorio y ataca el reino de los visigodos. En el año 507, en la batalla de Vouillé, derrota a Alarico II, obligando a los visigodos a refugiarse en Hispania. Aproximadamente en el año 508, decide establecer la capital en París y promulga la ley sálica, que da preferencia a los hombres en la sucesión.
En el año 509, Clodoveo I es coronado rey por el papa, lo cual refuerza su posición y le permite luchar contra los lombardos que amenazan a la Santa Sede. Clodoveo fallece en el año 511.
Los merovingios eran principalmente francos salios que se habían establecido en la zona de Galia-Bélgica como federados de los romanos. Su nombre proviene del guerrero Meroveo. El primer rey conocido de esta dinastía fue Childerico I, padre de Clodoveo I. Los merovingios se caracterizaban por llevar el pelo largo, lo que les valió el apodo en latín de "reges trinitate" (reyes del pelo largo).
Tras la muerte de Clodoveo en 511, su reino se divide entre sus hijos. Se establecen cuatro reinos: uno centrado en Soissons, otro en París, uno más en Orleans y el más grande en Reims.
A lo largo de los siglos siguientes, los reinos merovingios se fragmentan y sus monarcas comienzan a perder poder. Emergen los mayordomos, funcionarios con gran influencia en la corte. Uno de los más conocidos es Carlos Martel, quien en 732 derrota a las tropas árabes cerca de Poitiers.
Carlos Martel muere en 741 y deja el poder a sus hijos. Uno de ellos, Pipino el Breve, es coronado rey en 751 con el apoyo del papa. Pipino realiza campañas en Italia y establece las bases para los estados pontificios.
En resumen, la dinastía merovingia fue fundamental para las bases del futuro reino franco y su evolución hacia lo que sería Francia. Su historia está marcada por luchas internas y batallas decisivas que forjaron no solo su destino, sino también el del continente europeo.
LOS TURCOS SELYÚCIDAS
Los selyúcidas fueron originalmente un grupo de tribus turcas que se desplazaron desde las estepas de Asia Central hacia el oeste.
Pero para saber quiénes son los selyúcidas hemos de ir al principio de las migraciones de los pueblos turcos, a los llamados kokturks.
Los kokturks gokturks o prototurcos, también conocidos como turcos azules o turcos del cielo ( Gök es cielo en turco) constituyeron sobre el año 552 DC un poderoso imperio que se extendió por una gran parte de Asia. Se les llama del cielo por su fe monoteísta basada con total seguridad en una adherencia firme e irresoluble al mandato de su único dios: Tengri, el «Dios-Cielo»
Si vemos la extensión de ese imperio, nos damos cuenta de que se realiza a través de la estepa, lo que es lógico considerando que eran pueblos nómadas que necesitaban pastos para sus caballos.

En mitad de la estepa están las montañas de Altair. Del nombre de esas montañas deriva la referencia a las lenguas altaicas, que sería una superfamilia que incluiría las lenguas túrquicas, las mongólicas y las de
En la imagen las lenguas túrquicas en azul, las mongólicas en verde y las tunguses en rojo.

Pero ese imperio acabó dividido en dos.

El imperio del oeste duró desde el año 587 hasta el año 637 en que fue destruido por la dinastía Tang de China, que ya había destruido antes el del este.

Algunos de los pueblos provenientes de esa migración, formaron sobre el siglo VIII, formaron una confederación tribal convencionalmente llamada el Estado Yabgu Oghuz en Asia Central. Hoy en día, gran parte de las poblaciones de Turquía, Azerbaiyán y Turkmenistán son descendientes de los turcos oghuz. El término Oghuz fue gradualmente reemplazado por los términos turco y turcomano (que deriva de turco otomano.
¿De dónde viene el nombre de Oghuz?

Oghuz era un líder legendario de los turcos. Según una leyenda turca, Oghuz nació en Asia Central como el hijo de Qara Khan, líder del pueblo turco. Comenzó a hablar tan pronto como nació. Dejó de beber la leche de su madre después de la primera vez y pidió kymyz (una bebida alcohólica hecha con leche de caballo fermentada) y carne.
Después de eso, creció de manera sobrenaturalmente rápida y en solo cuarenta días se convirtió en un joven adulto. En el momento de su nacimiento, las tierras del pueblo turco eran presa de un dragón llamado Kiyant. Oghuz se armó y fue a matar al dragón.
Preparó una trampa para el dragón colgando un ciervo recién cazado en un árbol, luego mató al gran dragón con una lanza de bronce y le cortó la cabeza con una espada de acero.

Después de que Oghuz mató a Kiyant, se convirtió en un héroe del pueblo. Formó una banda especial de guerreros con los cuarenta hijos de cuarenta begs turcos (señores, jefes), reuniendo así a los clanes. Pero su madrastra china y su medio hermano, que era el heredero al trono, se sintieron intimidados por su poder y convencieron a Qara Khan de que Oghuz estaba planeando destronarlo.
Qara Khan decidió asesinar a Oghuz en una partida de caza. Oghuz se enteró de este plan y en su lugar mató a su padre y se convirtió en el khan. Su madrastra y medio hermano huyeron a tierras chinas. Después de que Oghuz se convirtió en khan, fue solo a las estepas para alabar y rezar a Tengri.
Mientras rezaba, vio un círculo de luz que venía del cielo con una chica sobrenaturalmente hermosa de pie en la luz. Oghuz se enamoró de la chica y se casó con ella. Tuvo tres hijos a quienes nombró Gün (Sol), Ay (Luna) y Yıldız (Estrella) (todos en turcomano). Más tarde, Oghuz fue a cazar y vio otra chica hipnotizante dentro de un árbol. También se casó con ella y tuvo tres hijos más a quienes nombró Gök (Cielo), Dağ (Montaña) y Deniz (Mar) (en turcomano).

A medida que el Yabguato Oghuz comenzó a fragmentarse debido a presiones internas y externas, algunas tribus oghuz empezaron a buscar nuevas tierras y oportunidades fuera de Asia Central. Entre estas tribus estaba la de los selyúcidas, liderada por Selyuq, de quien tomarían su nombre.
Durante el siglo X, las tribus oghuz, incluyendo a los selyúcidas, comenzaron a migrar hacia el suroeste, moviéndose hacia las regiones de Transoxiana y Jorasán. La presión de otras tribus y los cambios climáticos pudieron haber contribuido a esta migración.
En su camino hacia nuevas tierras, los selyúcidas adoptaron el Islam suní, lo que les facilitó establecer alianzas con los poderes musulmanes locales y les otorgó legitimidad en sus nuevos territorios.
Una vez en Jorasán, los selyúcidas se enfrentaron al Imperio Gaznávida, una potencia regional de la época.

La dinastía Ghaznávida fue una dinastía musulmana persa de origen turco mameluco. Los mamelucos eran aquellas personas de diverso origen étnico que en régimen de esclavitud o semejante fueron asignados a deberes militares y administrativos de alto rango, sirviendo a las dinastías árabes y otomanas gobernantes en el mundo musulmán.
En ocasiones se organizaron y asumieron el poder, como pasó con la dinastía Ghaznávida.
El sultán Ghaznavida Ma'sud I envió con un gran ejército a Nasa.
Durante la marcha del ejército de Mas'ud, los asaltantes Seljuq hostigaron al ejército Ghaznavid con tácticas de ataques rápidos. Los turcomanos móviles y ágiles estaban mejor preparados para combatir en las estepas y desiertos que el ejército conservador y pesado de los turcos Ghaznavidas. Los turcomanos Seljuk también destruyeron las líneas de suministro de los Ghaznavidas, cortándoles el acceso a pozos de agua cercanos, lo que redujo seriamente la disciplina y moral del ejército Ghaznavida.
El 23 de mayo de 1040, unos 16,000 soldados Seljuk se enfrentaron a un ejército Ghaznavid hambriento y desmoralizado en Dandanaqan y los derrotaron cerca de la ciudad de Merv, destruyendo gran parte de sus fuerzas.
Como resultado, Ma'sud concedió a los Seljuk tres ciudades pero después de realizar algunas incursiones todo el Jorasán cayó ante los turcos Seljuk.
Después de consolidar su control en Jorasán, los selyúcidas, liderados por Tugrul Beg, comenzaron a expandirse hacia el oeste. Aprovecharon la debilidad de los gaznávidas y la fragmentación política en la región para avanzar sin enfrentar una resistencia organizada significativa.
Pronto entrarían en conflicto con otro imperio: el de los Búyidas una dinastía chií de origen persa que controlaba gran parte de Persia e Irak, y que tenía bajo su influencia Bagdad y el califato abasí. Los búyidas ejercían el control real sobre la administración y el ejército.
El califato abasí era el tercer califato en suceder a Mahoma y toma su nombre de un tío del profeta Mahoma llamado Abbas.
Los selyúcidas tomaron importantes ciudades persas, como Ray (el actual Teherán), Hamadán e Isfahán.

En 1055, el líder Selyúcida Tugrul Beg llegó a las cercanías de Bagdad. Aprovechando el descontento con la dominación Búyida y presentándose como defensores del Islam suní, los selyúcidas lograron entrar en la ciudad sin mucha resistencia. Tugrul Beg fue recibido como un libertador por el califa abasí suní, al-Qaim, quien buscaba liberarse del control Búyida.
El califa abasí reconoció a Tugrul Beg como "Sultán", otorgándole autoridad política sobre los territorios controlados por los selyúcidas. Este título le dio legitimidad a Tugrul Beg y consolidó su papel como protector del califato y líder del mundo islámico suní.
El califa es el jefe supremo de la comunidad musulmana, considerado el sucesor del profeta Mahoma en términos de liderazgo religioso y, en muchos casos, político. El califato tiene una connotación religiosa, ya que el califa es visto como el guardián de la fe islámica y la unidad de los musulmanes.
El sultán es un gobernante secular que ejerce el poder político y militar sobre un territorio determinado. Aunque el sultán puede ser musulmán y gobernar sobre un estado islámico, su autoridad no necesariamente incluye el liderazgo religioso de toda la comunidad musulmana. El título de sultán enfatiza el control político y militar más que el religioso.
Los turcos seljúcidas tenían el poder real mientras que el califa era una figura prácticamente simbólica.
Toğrül fue sucedido después de algunas luchas por su sobrino Alp Arslan en el año 1063, quien asistido por el visir Nizam al-Mulk , verdaderamente fundó el Imperio selyúcida con capital en Rayy (Teherán).
Con la paz y la seguridad establecidas en sus dominios, Arslan convocó una asamblea de los estados y en 1066,para evitar los problemas de sucesión que él mismo había enfrentado, declaró a su hijo Malik Shah I como su heredero y sucesor.
En la década de 1060, las incursiones aisladas que los turcos habían hecho en Anatolia se transformaron en operaciones de conquista sistemáticas en Asia Menor.
En 1064, los selyúcidas conquistaron la ciudad de Ani en Armenia.
En 1067, tomaron y devastaron Cesarea de Capadocia, penetrando hasta el centro de Asia Menor.
En 1069 atacan Iconium, la actual Konya.

Pero lo que Alp Arslan deseaba es conquistar a los Fatimíes de Egipto. Así que se dirigió a Aleppo en el año 1070. Eso además alejaba a los fatimíes y los bizantinos.

Pero algo haría cambiar los planes de Alp Arslan.
La subida al trono de Romano IV Diógenes, un militar, llevó a la organización de un ejército de 70 000 hombres para reconquistar el terreno perdido ante los turcos.
En 1071 el normando Roberto Guiscardo tomó la ciudad de Bari, que era el último reducto bizantino en el sur de Italia. El emperador Romano IV había dado por perdida Italia y en su lugar se conformaba con hacer frente a los turcos. Partió hacia el este con un ejército de 60 000 soldados incluidos los de caballería pesada, llamados también catafractos, a los que se sumaban numerosos contingentes de infantería, de los cuales solo la mitad eran bizantinos, siendo el resto mercenarios turcos o normandos.
Pero el ejército de Romano IV tenía un gran problema aparte de los mercenarios.
De los soldados bizantinos, una parte estaba al mando del estratego Andrónico Ducas, perteneciente a una familia rival al emperador. En cuanto a la guardia varega, se quedó en Constantinopla, no interviniendo en la batalla.
Tras atravesar Anatolia y asegurar algunos fuertes por el camino, Romano IV envió al destacamento turco de avanzadilla mientras él seguía hacia Manzikert. No se sabe qué fue de los mercenarios turcos, si fueron atacados o simplemente desertaron, pero no se volvió a saber de ellos.
En el ejército bizantino había muchos soldados inexpertos, y la lealtad de algunos generales era dudosa, pero con ellos retomó la ciudad de Manzikert, ubicada al este de la actual Turquía, que los selyúcidas habían ocupado con anterioridad. Con ello violaba el tratado de paz que había firmado con Alp Arslan años antes. Este se encontraba en Siria y tuvo que abandonar sus planes para retroceder precipitadamente a enfrentarse a los bizantinos.
El ejército selyúcida estaba formado en su mayoría por caballería ligera, que no estaba armada para resistir un ataque frontal de la caballería pesada bizantina, pero era más ágil y podía maniobrar mejor.
Arslan no tenía ningún deseo de enfrentarse al ejército bizantino, por lo que propuso un tratado de paz con términos favorables para Romanos. El emperador, ansioso por una victoria militar decisiva, rechazó la oferta, y ambos ejércitos se alinearon para una batalla, que tuvo lugar el 26 de agosto de 1071.
En la batalla de Manzikert Romano IV cometió el error de enviar a la caballería pesada a perseguir a la caballería ligera. Eso era algo que no debía hacerse salvo en el caso de que la caballería ligera estuviera acorralada. Los seljúcidas retrocedieron y hostigaron especialmente a los flancos que no pudieron seguir el ritmo del centro bizantino.
Cuando Romano IV se dio cuenta de que el centro se estaba quedando solo, ordenó retroceder y poner los estandartes al revés para indicar la maniobra, pero el ala derecha creyó que eso significaba que Romano IV había muerto y trató de huir hacia una posición fortificada al norte. Romano IV intentó parar la retirada pero era tarde. Muchas tropas no obedecieron y la retaguardia mandada por el hijo de su rival Andrónico Ducas se marchó dejando solo a Romano IV.
El emperador bizantino quedó protegido por su guardia de palacios y una muralla de escudos de los soldados de infantería armenia, pero al final la muralla cedió. Romano IV se internó en las filas turcas y mató a algunos soldados antes de ser descabalgado y capturado.
Luchó valientemente después de que su caballo fuera asesinado bajo él, matando a muchos enemigos y haciendo que otros huyeran, pero recibió una herida en la mano que le impidió empuñar una espada y fue hecho prisionero.
Cuando Romanos IV fue llevado ante Arslan, este al principio tuvo dificultad para creer que el guerrero polvoriento y desaliñado que le presentaron era el emperador romano. Romanos y Arslan nunca esperaron encontrarse en tales circunstancias. Luego descendió de su asiento y colocó su pie en el cuello de Romanos.
Después de este signo de humillación ritual, no queda claro si Arslan trató a Romanos como un rey como dicen algunas fuentes o si fue cruel con él como dicen otras.
Hay sin embargo una anécdota que parece real.
Queriendo poner a prueba al romano, Alp Arslan luego preguntó a Romanos qué haría con él si fuera su prisionero. Romanos respondió francamente "¡lo peor!". La respuesta impresionó a Alp Arslan y dijo "¡Ah! ¡por Alá! ¡Ha dicho la verdad! Si hubiera hablado de otra manera, estaría mintiendo. Este es un hombre inteligente y duro. No es permisible que sea asesinado." Después de acordar un rescate, Alp Arslan envió al emperador Romanos de regreso a Constantinopla con una escolta turca que llevaba una bandera sobre el deshonrado emperador que decía: "No hay más dios que Alá y Muhammad es su mensajero."
Muchos bizantinos en ese momento no vieron la victoria como un desastre total, pero el tiempo ha hecho ver Manzikert como el principio del fin del imperio bizantino. Y no solo por la batalla sino por algo que sería aún peor para el imperio bizantino.
Tras Manzikert la familia Ducas depuso a Romano IV y puso a Miguel VII Ducas en el trono. Con ello comenzó una guerra civil de aproximadamente 10 años (1071-1081) tras la deposición de Romano IV y la proclamación de Miguel VII Ducas como emperador. Este conflicto interno debilitó al Imperio Bizantino, afectando su capacidad defensiva y económica, y facilitó la expansión turca en Anatolia.
Después de Manzikert, el dominio de Alp Arslan se extendió sobre gran parte de Asia occidental. Alp Arslan autorizó a sus generales turcomanos a crear sus propios principados en la Anatolia anteriormente bizantina, como atabegs leales a él. En dos años, los turcomanos habían establecido el control hasta el mar Egeo bajo numerosos beyliks o principados.

Alp Arslan se preparó para marchar hacia la conquista de Turquestán, la sede original de sus antepasados. Con un ejército poderoso, avanzó hasta las orillas del Oxus. Antes de que pudiera pasar el río con seguridad, sin embargo, era necesario someter ciertas fortalezas, una de las cuales fue defendida durante varios días por el gobernador, Yussuf al-Kharezmi, un corasmio.
Sin embargo, se vio obligado a rendirse y fue llevado como prisionero ante el sultán, quien lo condenó a muerte. Yussuf, desesperado, desenvainó su daga y se abalanzó sobre el sultán. Alp Arslan, que se enorgullecía de su reputación como arquero, hizo un gesto a sus guardias para que no interfirieran. Sacó su arco, pero su pie resbaló, la flecha se desvió, y recibió la daga del asesino en su pecho.
El sultán murió cuatro días después a causa de esta herida, el 15 de diciembre de 1072, a la edad de 43 años.
Bajo el sucesor de Alp Arslan, Malik Shah, y sus dos visires persas, Nizām al-Mulk y Tāj al-Mulk, el estado selyúcida se expandió en varias direcciones, hasta la antigua frontera iraní de los días antes de la invasión árabe, de modo que pronto limitó con China al este y con los bizantinos al oeste. El nombre de Malik Shah En realidad, el nombre de Malik Shah deriva de la palabra árabe "Malik", que significa rey, y de la persa "Shah", que también significa emperador o rey.
Malikshāh trasladó la capital de Ray a Isfahán. El reinado de Malikshāh se consideró la edad de oro del "Gran Selyúcida". El califa abasí lo tituló "El Sultán del Este y del Oeste" en 1087.
Sin embargo Internamente, el desarrollo más destacado del gobierno de Malik Shah fue el aumento continuo del poder de Nizām al-Mulk. Algunos cronistas contemporáneos se refieren al período como el estado del Nizam, mientras que los estudiosos modernos lo han mencionado como "el verdadero gobernante del imperio selyúcida".
Los Asesinos (Hashshashin) de Hassan-i Sabāh comenzaron a volverse una fuerza durante su era, sin embargo, y asesinaron a muchas figuras destacadas en su administración; según muchas fuentes, estas víctimas incluyeron a Nizām al-Mulk.
Para 1091, las pocas ciudades bizantinas que quedaban en Asia Menor heredadas por Alejo también se perdieron. Sin embargo, no todo iba a terminar en derrota para Bizancio; en 1091, una invasión combinada selyúcida/pechenega y el asedio de Constantinopla fueron derrotados mientras que las invasiones normandas también se habían contenido, lo que permitió al Imperio enfocar sus energías contra los turcos. Los bizantinos pudieron así recuperar las islas del Egeo, e incluso recuperar el litoral sur del mar de Mármara en 1094.

En el año 1092 el imperio Seljúcida estaba en el apogeo de su poder, pero desde entonces, todo empezaría a caer.
Además el poder real del sultán selyúcida se fue reduciendo progresivamente a medida que los territorios se independizan
Los atabegs (gobernadores locales o regentes) se convirtieron en soberanos de facto en Irán, Irak, Siria y la región de Al Jazeera.
La persecución de los musulmanes chiíes condujo a la creación de un grupo terrorista llamado Orden de los Asesinos. En 1092, la Orden de Asesinos mató al visir Nizam Al-Mulk, un golpe que sólo se agravaría con la muerte de Malik Shah sólo un mes después.
Además Malik Shah no había seguido el ejemplo de Arp Arslan y no había designado sucesor, por lo que en 1092,estalló una guerra civil que aceleró la desintegración del imperio.
Finalmente, Malik Shah fue sucedido en Anatolia por Kilij Arslan I, que fundó el sultanato de Rum, en Siria por su hermano Tutush I, en Persia (actual Irán) por su hijo Mahmud, en Bagdad por su hijo Muhammad I y en Jorasán por Ahmd Sanjar.

Otro problema más se añadiría a este. En 1094, Alejo Comneno envió un mensaje al Papa Urbano II pidiendo armas, suministros y tropas hábiles.
En el Concilio de Clermont en 1095, el Papa predicó una Cruzada para capturar Jerusalén y, en el proceso, asistir al Imperio Bizantino que ya no podía proteger la cristiandad en el Este de la agresión islámica.
A la muerte de Tutush I, dos de sus hijos lucharon por el poder en Siria. Así cuando llegaron los cruzados en 1095, la primera de las cruzadas (1095-1099) resultó en la pérdida de territorios en Levante, con la creación de cuatro estados cruzados.
Además de luchar contra los cruzados, los selyúcidas tuvieron que enfrentar ataques de los qara jitanos, lo que agotó sus recursos.
El último gran sultán del imperio, Toğrül III (1176-1194), murió luchando contra los gobernantes independientes de la región de Corasmia.
Tras la muerte de Togrul III, el Sultanato de Rum en Anatolia se convirtió en el único representante significativo de la dinastía selyúcida después de 1194, con el imperio desintegrado en pequeñas regiones gobernadas por diversos beylicks.

Pero tampoco el sultanato del Rum aguantaría mucho más. Llegaban los guerreros más temibles que había visto la humanidad: Los Mongoles.
¿Por qué eran tan exitosos los mongoles?
Los mongoles eran arqueros expertos que usaban sus arcos compuestos de largo alcance y soldados extremadamente duros, capaces de cabalgar durante días con poca comida y agua.
Sus caballos, robustos pero ágiles, eran un arma en sí mismos y capaces de sobrevivir a temperaturas extremas.
Los mongoles tenían tanto caballería ligera como pesada, y cada jinete típicamente tenía hasta 16 caballos de repuesto, lo que les daba un rango de maniobra muy largo.
El ejército mongol podía moverse muy rápido sobre grandes áreas de territorio.
Además, crearon horarios estrictos según los cuales diferentes divisiones de un ejército se dividirían, atacarían al enemigo en diferentes lugares y luego se reunirían en un lugar especificado. Es por esta razón que los mapas de campaña modernos para la invasión mongola a menudo se asemejan a un plato de espagueti, ya que múltiples ejércitos se movían en todas direcciones.

Dirigidos por Baiju, los mongoles atacaron el Sultanato selyúcida de Anatolia en el invierno de 1242-1243 y se hicieron con la ciudad de Erzurum. Kaikosru II hizo llamar inmediatamente a sus vecinos para que contribuyesen con tropas para resistirse a la invasión. El Imperio de Trebisonda envió un destacamento, y el sultán contrató un grupo de mercenarios francos. Unos pocos nobles georgianos se le unieron también, pero la mayoría de los georgianos fueron obligados a combatir junto a sus señores mongoles.
La batalla decisiva se libró en Köse Dağ el 26 de junio de 1243. Las fuentes primarias no registran el tamaño de los ejércitos enfrentados, pero sugieren que los mongoles se enfrentaban a una fuerza numéricamente superior. Baiju desoyó el prudente aviso de sus oficiales georgianos en relación con el tamaño del ejército selyúcida, indicando que no daba para nada valor al número de enemigos: «cuantos más sean, mayor será el triunfo y mayor será el botín que consigamos», respondió.
Los mongoles derrotaron a los selyúcidas y sus aliados y se apoderaron de las ciudades de Sivas y Kayseri. El sultán huyó a Antalya, pero posteriormente se vio obligado a firmar la paz con Baiju y pagar un oneroso tributo al Imperio mongol.Durante el resto del siglo XIII, los selyúcidas actuaron como vasallos del Ilkanato. Su poder se desintegró durante la segunda mitad del siglo XIII.
La derrota turca dio paso a un período de agitación en Anatolia y condujo directamente a la decadencia y desintegración del Sultanato de Rum en múltiples beylicatos. El Imperio de Trebisonda se convirtió en un estado vasallo del Imperio mongol, y el poder real en la península pasó a ser ejercido por los mongoles. Tras un largo lapso de tiempo de fragmentación, Anatolia acabaría siendo unificada por la dinastía osmanlí.

El último de los sultanes vasallos selyúcidas del Ilkanato, Mesud II, fue asesinado en 1308.
La disolución del estado selyúcida dejó atrás como hemos visto muchos pequeños beyliks de Anatolia (principados turcos), entre ellos el de la dinastía otomana, cuyo lider Osman se declaró sultán en el año 1299 y que finalmente conquistó el resto y reunificó Anatolia para convertirse en el Imperio Otomano.